Les fêtes de fin d'année, c'est aussi devenu malheureusement l'apogée de la frénésie consumériste, dénaturant au passage la joie de faire plaisir à ses proches...
Mais quoi de plus jouissif quand on reprend le temps de préparer avec ses dix doigts un présent pour l'autre.
Certes, c'est plus long que de passer dans le premier magasin venu et d'acheter une bricole, mais au moins, le geste vient du cœur !
Ainsi, mon pinceau n'a pas chaumé pour offrir ces peintures à mon entourage.
PS : Ma maman a aussi été largement mise à l’œuvre pour m'aider en matière d'encadrement ! Merci à elle !
lundi 13 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
Façades à Vézelay
La période des fêtes de fin d'année constituent pour moi (mais certainement pour beaucoup d'autres aussi) une occasion de lâcher prise, et de suspendre le temps pour quelques jours en oubliant la tension du quotidien.
Période bienvenue pour retrouver ses proches, c'est aussi l'occasion de reprendre des projets laissés de côté par manque de temps !
Au menu de ce post, des travaux entamés au printemps 2013, qui patientent sagement depuis dans les pochettes à dessin...
Ces aquarelles débutées à l'Atelier Bleu représentent des façades de bâtisses de Vézelay, d'après des photos d'Anne Le Maître.
Période bienvenue pour retrouver ses proches, c'est aussi l'occasion de reprendre des projets laissés de côté par manque de temps !
Au menu de ce post, des travaux entamés au printemps 2013, qui patientent sagement depuis dans les pochettes à dessin...
Ces aquarelles débutées à l'Atelier Bleu représentent des façades de bâtisses de Vézelay, d'après des photos d'Anne Le Maître.
mardi 24 décembre 2013
Drapés toujours !
Cette très belle affiche du film Le Cheval de Turin de Béla Tarr m'a beaucoup inspirée en travail d'atelier sur les drapés. Voici ma version.
mercredi 20 novembre 2013
La friche des Lentillères (2)
J'ai déjà commencé à parler dans un article de ce blog de cette friche des Lentillères, et sur ce qu'elle représentait pour moi. Volontairement lyrique dans ma description, j'en parle aujourd'hui de manière plus pragmatique afin de comprendre pourquoi ce lieu existe à Dijon.
Située au Sud-Est de Dijon dans le quartier des "Poussots", le long de la ligne SNCF, ces 6 hectares relictuels de la ceinture maraîchère de Dijon ont été délaissés par leurs derniers maraîchers il y a une dizaine d'année. Mais pour quelles raisons ont-ils déserté le lieu alors que des générations de maraîchers avant eux ont trimé dur pour obtenir la haute qualité agronomique que l'on reconnaît aujourd'hui à ces terres ?
Considérant cet espace comme zone de "déshérence", la mairie souhaite depuis une trentaine d'années le requalifier pour lui redonner son dynamisme économique et social, contribuant ainsi à l'attractivité de Dijon. Après un projet de gare TGV, c'est à présent un écoquartier que la municipalité souhaite faire pousser ici, comme si la quinzaine d'autres projets de ce type sur l'agglomération ne suffisait pas !
Prenant à la fois en compte les anciennes friches industrielles longeant le boulevard de Chicago, et les friches maraîchères, ce projet d'environ 20Ha prévoit de mettre en place 1500 logements et environ 20000m² de bureaux, surfaces commerciales, services, et autres joyeusetés de consommation.
Ce projet est vanté par la mairie comme un écoquartier "exemplaire", conçu à la manière d'une "cité jardin". L'écocité "Jardin des Maraîchers", puisque c'est son nom, est donc un merveilleux projet "dominé par la verdure", qui s'apprête juste à détruire les dernières zones agricoles de Dijon... n'y a t-il pas une hérésie dans tout ça ?
Et pour reprendre les termes de l'architecte Michelin : ils prendront soin de conserver "le génie du lieu"... Venez donc voir un peu sur place, vous les concepteurs au chaud dans vos bureaux parisiens, que ce "génie du lieu" se crée ici et maintenant par une VRAIE volonté des dijonnais !
PS : Cette expression a d'ailleurs donné le titre au petit journal de la friche.
Pour les consulter c'est par-là :
Le Génie du Lieu #1
Le Génie du Lieu #2
... et pour bientôt le troisième n° !
Située au Sud-Est de Dijon dans le quartier des "Poussots", le long de la ligne SNCF, ces 6 hectares relictuels de la ceinture maraîchère de Dijon ont été délaissés par leurs derniers maraîchers il y a une dizaine d'année. Mais pour quelles raisons ont-ils déserté le lieu alors que des générations de maraîchers avant eux ont trimé dur pour obtenir la haute qualité agronomique que l'on reconnaît aujourd'hui à ces terres ?
Considérant cet espace comme zone de "déshérence", la mairie souhaite depuis une trentaine d'années le requalifier pour lui redonner son dynamisme économique et social, contribuant ainsi à l'attractivité de Dijon. Après un projet de gare TGV, c'est à présent un écoquartier que la municipalité souhaite faire pousser ici, comme si la quinzaine d'autres projets de ce type sur l'agglomération ne suffisait pas !
Prenant à la fois en compte les anciennes friches industrielles longeant le boulevard de Chicago, et les friches maraîchères, ce projet d'environ 20Ha prévoit de mettre en place 1500 logements et environ 20000m² de bureaux, surfaces commerciales, services, et autres joyeusetés de consommation.
Plan de l'Ecocité "Jardin des Maraîchers"
Ce projet est vanté par la mairie comme un écoquartier "exemplaire", conçu à la manière d'une "cité jardin". L'écocité "Jardin des Maraîchers", puisque c'est son nom, est donc un merveilleux projet "dominé par la verdure", qui s'apprête juste à détruire les dernières zones agricoles de Dijon... n'y a t-il pas une hérésie dans tout ça ?
Et pour reprendre les termes de l'architecte Michelin : ils prendront soin de conserver "le génie du lieu"... Venez donc voir un peu sur place, vous les concepteurs au chaud dans vos bureaux parisiens, que ce "génie du lieu" se crée ici et maintenant par une VRAIE volonté des dijonnais !
PS : Cette expression a d'ailleurs donné le titre au petit journal de la friche.
Pour les consulter c'est par-là :
Le Génie du Lieu #1
Le Génie du Lieu #2
... et pour bientôt le troisième n° !
vendredi 15 novembre 2013
Le torchon dans tous ses états
C'est vrai que le sujet n'est pas très glamour en soi, mais Anne n'est jamais à court d'idées pour transformer ici un banal torchon en un exercice très formateur !
Travail sur les drapés pour réussir à donner volume et mouvement à ce bout de tissu, nous en avons également vu de toutes les couleurs en révisant les couleurs primaires et complémentaires...
Quelle joie de redécouvrir la beauté des pigments de nos palettes !
Travail sur les drapés pour réussir à donner volume et mouvement à ce bout de tissu, nous en avons également vu de toutes les couleurs en révisant les couleurs primaires et complémentaires...
Quelle joie de redécouvrir la beauté des pigments de nos palettes !
lundi 28 octobre 2013
La friche des Lentillères
J'ai découvert ce lieu en mars 2012 au cours d'une fête pour célébrer les 2 ans du Potager Collectif des Lentillères (en abrégé Pot'Col'Le).
J'ai tout de suite ressenti une énergie insolite transpirer de ce lieu, comme une force qui s'oppose à la morosité du train-train quotidien. Il est vrai que c'est assez déroutant au départ. Mais au fond de moi, quelque chose m'a inexorablement attirée vers cette initiative sans pareille mesure avec ce que j'avais pu vivre jusqu'ici dans la société.
A la compétitivité, individualisme grandissant, consommation de biens marchands, perte de savoir-faire traditionnels tels que l'autoproduction alimentaire, le bricolage, l'organisation collective,... s'affirmaient ici des valeurs de solidarité, partage, écoute, respect, anti-consumérisme par la réappropriation de compétences, autonomie et liberté d'action et d'expression.
Je sentais bien que mon implication dans ce jardin collectif ne se réduirait pas qu'à une histoire de jardinage, et qu'elle bouleverserait mes habitudes de pensée et d'action.
Ainsi, la friche des Lentillères c'est un espace en plein cœur de Dijon, ou on essaie de promouvoir un autre modèle de société, contre le système dominant qui nous écrase et nous aliène.
C'est un lieu qui laisse plus de place à l'humain et à la créativité,
Un lieu où on est libre de porter des projets qui nous tiennent à cœur, des plus ordinaires aux plus audacieux,
Un lieu où on peut jardiner, peindre, s'occuper des abeilles, se reposer, construire des cabanes et retaper des baraques, faire des chasses au trésor, profiter de la beauté de la nature, faire des barbecs, acheter ses légumes à prix libre, faire un poulailler, bricoler, préparer des bouffes collectives, participer à des débats de société, faire la fête, rigoler...... vivre quoi !
Ce que j'ai raconté ci-dessus de ce lieu précieux, je voudrai aussi l'exprimer par l'aquarelle, qui est tout aussi chère à mon cœur. Et c'est pourquoi je diffuse ici quelques planches qui trouveront peut-être leur place dans un carnet de voyage sur l'histoire de la friche des Lentillères... affaire à suivre !
Plus d'infos :
http://lentilleres.potager.org/
http://jardindesmaraichers.potager.org/
J'ai tout de suite ressenti une énergie insolite transpirer de ce lieu, comme une force qui s'oppose à la morosité du train-train quotidien. Il est vrai que c'est assez déroutant au départ. Mais au fond de moi, quelque chose m'a inexorablement attirée vers cette initiative sans pareille mesure avec ce que j'avais pu vivre jusqu'ici dans la société.
A la compétitivité, individualisme grandissant, consommation de biens marchands, perte de savoir-faire traditionnels tels que l'autoproduction alimentaire, le bricolage, l'organisation collective,... s'affirmaient ici des valeurs de solidarité, partage, écoute, respect, anti-consumérisme par la réappropriation de compétences, autonomie et liberté d'action et d'expression.
Je sentais bien que mon implication dans ce jardin collectif ne se réduirait pas qu'à une histoire de jardinage, et qu'elle bouleverserait mes habitudes de pensée et d'action.
Ainsi, la friche des Lentillères c'est un espace en plein cœur de Dijon, ou on essaie de promouvoir un autre modèle de société, contre le système dominant qui nous écrase et nous aliène.
C'est un lieu qui laisse plus de place à l'humain et à la créativité,
Un lieu où on est libre de porter des projets qui nous tiennent à cœur, des plus ordinaires aux plus audacieux,
Un lieu où on peut jardiner, peindre, s'occuper des abeilles, se reposer, construire des cabanes et retaper des baraques, faire des chasses au trésor, profiter de la beauté de la nature, faire des barbecs, acheter ses légumes à prix libre, faire un poulailler, bricoler, préparer des bouffes collectives, participer à des débats de société, faire la fête, rigoler...... vivre quoi !
Ce que j'ai raconté ci-dessus de ce lieu précieux, je voudrai aussi l'exprimer par l'aquarelle, qui est tout aussi chère à mon cœur. Et c'est pourquoi je diffuse ici quelques planches qui trouveront peut-être leur place dans un carnet de voyage sur l'histoire de la friche des Lentillères... affaire à suivre !
Plus d'infos :
http://lentilleres.potager.org/
http://jardindesmaraichers.potager.org/
mardi 8 octobre 2013
Liseron aux mille noms
Le joli liseron,
A la fleur papillon,
A peine colorée,
Ou blanc immaculé
S'amourache et s'enlace
Dans un amour tenace,
S'aggripant aux vieux murs
En dentelle guipure,
Ou en élan sauvage
Tout le long des grillages.
Ses tiges volubiles
A la courbe gracile
Se balancent au vent
En doux déhanchements.
Sa corolle entonnoir
Rêve de recevoir
Le gros bourdon velu
Ou la guêpe ingénue
Et la timide abeille
Avec son sac à miel.
Le joli liseron,
Dans son gracieux jupon,
Garde l'âme des fées
Des buissons et des haies.
Lorsque tombe la nuit,
Elles sortent sans bruit
Du cœur et des corolles
En longues farandoles.
On peut les voir danser,
Rire et tourbillonner,
Toute grâce et douceur
Dans leurs feuilles fléchées
Savamment découpées.
Alors petit Liset,
Au sourire tristounet
Se ferme lentement,
Tout en se repliant,
Pleurant son infortune
A son amie la lune.
Mais au lever du jour,
Il sera "Belle de jour",
Pour le plus grand bonheur
Des amoureux des fleurs.
D'après A. Blaise
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