Un sujet de circonstance... la neige s'est invitée par chez nous en ce début d'année !
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jeudi 7 janvier 2021
jeudi 29 août 2019
Mine de rien (3)
Nouvel exercice de lâcher prise...
Laisser jouer l'eau et les pigments sur la feuille... avec le pinceau en chef d'orchestre !

jeudi 22 août 2019
Evasion
La période estivale est à présent chargée pour moi depuis mon changement de voie professionnelle. Pour l'instant, elle n'est malheureusement pas propice pour arpenter comme je le voudrai les sommets.

Grâce à mes pinceaux, je m'évade un peu vers ces paysages que j'aimerai tant fouler...
lundi 3 décembre 2018
Chemins
Reprise du travail au long cours en atelier (toujours avec l'association Les Copeints d'abord) !
Les sujets d'inspiration du moment : l'automne et ses belles couleurs, les arbres, les chemins...
Cette peinture (format 36x51cm) est réalisée d'après la photo suivante, prise dans la forêt de Charance.
lundi 5 novembre 2018
Ambiances du Velay
C'est un lieu empreint de nombreux souvenirs d'enfance. Longtemps, j'y suis allée pendant les vacances scolaires pour partager de bons moments avec mes grands parents et ma sœur, à l'occasion de promenades dans les bois à la recherche de cèpes, de girolles et de myrtilles, ou pour jouer à cache-cache dans les fougères et construire des cabanes dans les bois avec Jean-Charles.

Perdu au milieu d'une forêt de sapins, bercé par la douce mélodie du vent qui y pénètre, il réside dans cet endroit une atmosphère apaisante, propice au calme et au ressourcement.
Aujourd'hui, même si je n'y vais plus très souvent, c'est toujours avec plaisir que je me rends au Chambon, pour prendre un bon bol d'air frais et me reconnecter avec une nature qui reste encore un peu plus sauvage qu'ailleurs.

dimanche 5 août 2018
dimanche 1 juillet 2018
Mine de rien... le retour !
Dernièrement, je me suis exercée au lâcher prise... Comprenez par là que je n'avais pas vraiment de modèle sous les yeux (ni peinture, ni photo, ni paysage), et j'ai laissé fonctionner mon cerveau droit (comme me l'avait enseigné Anne Le Maître au temps où je prenais des cours dans son Atelier Bleu).
Bon, je mens un peu, car j'avais quand même une vague idée de ce que je voulais faire... Et c'est le cas de le dire (!), car je voulais arriver en posant 2-3 couleurs maxi à une aquarelle représentant le bord de mer, et plus précisément des vagues mourant sur le rivage, à l'aurore ou au crépuscule. Et ce, en 1h30 maxi, pour garder le plus de spontanéité possible dans le rendu.
Voilà les peintures intermédiaires, il m'aura fallu 3 essais pour atteindre à peu près le but recherché. Au passage, je me suis amusée, ici ou là, à poser du sel ou à vaporiser un petit jet d'eau au cours du séchage d'un lavis.
1er jet : On est plutôt au milieu d'une forêt morvandelle ou du Massif Central, sous une aurore boréale (ou après une explosion nucléaire... au choix !!). Il va falloir reprogrammer le GPS !
2ème essai : Si c'est la mer qu'on cherche... et bien il faudra retenter sa chance, parce que ça inspire plus les brumes d'une cité au bord d'un étang marécageux que le grand large ! Ce sont les joies (ou pas...) du travail dans l'humide, où l'eau et les pigments se jouent bien de celui qui leur a laissé la liberté sur la feuille.
3ème essai : ça y est, on y arrive enfin !
PS : Merci à Eliane Buffy, de l'atelier Les Copeints d'abord pour son accompagnement dans ces réalisations.
lundi 19 mars 2018
Déclinaisons forestières (4)
Je termine cette série de petites aquarelles sur la thématique des arbres (dont l'objectif initial était la réalisation de cartes de vœux), par la dernière du lot.
Et j'en profite au passage pour vous parler d'un film documentaire sur le même sujet, sorti fin 2017 :
L'intelligence des Arbres, de Julia Dordel et Guido Tölke
(bande annonce à voir là)
Ça parle de coopération et d'entraide entre les arbres et les autres composants de la forêt... Une bonne leçon à retenir aussi pour nous autres êtres humains, afin de tendre vers une société plus saine...
lundi 12 mars 2018
Déclinaisons forestières (3)
Il était une feuilleIl était une feuille avec ses lignesLigne de vieLigne de chanceLigne de cœurIl était une branche au bout de la feuilleLigne fourchue signe de vieSigne de chanceSigne de cœurIl était un arbre au bout de la brancheUn arbre digne de vieDigne de chanceDigne de cœurCœur gravé, percé, transpercé,Un arbre que nul jamais ne vit.Il était des racines au bout de l’arbreRacines vignes de vie.Vignes de chanceVignes de cœurAu bout des racines il était la terreLa terre tout courtLa terre toute rondeLa terre toute seule au travers du cielLa terre.Robert Desnos

mercredi 7 mars 2018
Sous bois en automne
Ce travail a été réalisé d'après un pas à pas d'une aquarelle originale réalisée par Hervé Espinosa.
Il m'a tenu à cœur de suivre exactement le déroulé de la réalisation, pour tenter de retrouver, avec mes petits moyens, l'univers propre à cet aquarelliste de génie.
d'après Hervé Espinosa (36x51cm)
Merci Hervé de nous avoir ravi avec ton art.
Pour accéder au pas à pas en question, c'est par là.
mercredi 28 février 2018
Déclinaisons forestières (2)
Je
continue avec cet article à rendre hommage aux arbres, en
reprenant des extraits d'un très beau texte rédigé par Anne Le
Maître, auteur et aquarelliste à Dijon.
Mon frère l'arbre
A
ma naissance, mes parents ont fait planter pour moi un arbre. […]
Comme lui, je vais de saison en saison ; comme lui, je
m’alanguis en hiver et danse de joie au retour du printemps. Comme
lui, je m’étire dans la lumière, je lance mes bras vers le ciel,
je transforme en joie le baiser du soleil. […]
Mon
frère l’arbre. […]
J’ai
longtemps fréquenté les hêtres sans savoir qu’ils étaient un
peu de ma famille. […] Les plus solides protègent les plus
fragiles des rigueurs de l’hiver. Ils ont incorporé à leurs
racines rochers, terre et mousse en parts égales, remuant et
modelant le sol sous leur ombre. […] J’ignore quel âge ils
peuvent avoir, quelle main depuis longtemps retournée à la
poussière les a plantés là, comme des sentinelles au passage du
col. Le déploiement de leur vie excède de beaucoup l’ampleur de
mes jours. Avant moi, ils étaient ; là plupart d’entre eux
me survivront. Je trouve à cette pensée quelque chose d’étrangement
rassurant. Elle me renvoie obscurément à la promesse du Dieu de
l’Alliance, prononcée au lendemain du Déluge : « Tant
que la Terre durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été
et hiver, jour et nuit ne cesseront plus ».
Un hêtre encore. […] Il se tient là comme un
roi parmi les géants, majestueux et sorcier. […] A me tenir à ses
pieds dans le silence de la forêt par un matin de brume, l’idée
de son pouvoir n’était en rien saugrenue. […]
Les
frênes nourriciers veillaient sur la vallée comme veillaient sur
les collines les châtaigniers, leurs frères. Arbre fourrage, le
frêne, arbre-monde des mythologies germano-scandinaves, arbre
d’immortalité qui relie l’univers souterrain au plus haut du
cosmos. […]
Je
marche sous les arbres et j’arpente dans le même mouvement la
forêt des mythes et des songes. Tant il est vrai qu’aimer le
monde, c’est le découvrir peuplé de significations et de symboles
qui dépassent de beaucoup l’échelle de notre existence. Ce
pourquoi notre monde est plus grand que le monde, notre vie plus
vaste que la vie. […]
Je
les ai aimés.
Ils
m’ont veillée.
Tant
de troncs et de houppiers, tant de feuilles, de bourgeons, de glands,
de châtaignes et de samares. Tant d’écorces rugueuses plus
familières que des peaux. Les poches bourrées de marrons bien cirés
aux premiers jours d’automne. La caresse argentée des doux chatons
de saule. Le parfum enivrant des feuilles de peuplier. Les pommes
aigres maraudées dans les vergers en friche, les cerises en boucles
d’oreille écarlates…
Ma
vie, comme un jardin un peu mal fichu, par endroits envahi de sauge
et de pissenlits, ma vie comme un parc dont on peinerait à retrouver
le dessin, ma vie est plantée d’arbres. […]
Le
temps des promesses semble bien loin tandis que se dépouille feuille
après feuille la parure de pourpre et de bronze [du charme], ne
laissant bientôt qu’un squelette, un fin réseau de branches
noires, une silhouette frêle. Je regarde ton corps de douleur
allongé dans la pénombre. Je change de siècle, je reste en
littérature et te murmure : « Ce que je vois là n’est
qu’une écorce. Le plus important est invisible. »
Et
pourtant, sous l’écorce, la promesse demeure. Dans la vie qui
s’endort, la vie est encore là. […]
Un
jour – ciel de perle et de vent frais –, c’est la grâce d’un
saule planté à l’arrière-plan qui attire le regard. […]
L’arbre vert-de-gris qu’un pâle soleil nuance d’argent n’a
pas encore perdu ses feuilles et le sol à ses pieds est d’herbe
bien verte. […] Souvenir du printemps que ce vert, et cette lumière
d’argent qui vient pour un instant baigner notre misère. Souvenir
ou annonce, c’est selon. Et c’est la grâce des temps cycliques
que de ne pas trancher, ne pas dissocier le passé de l’avenir, de
tout confondre en une même espérance. […]
De
même que « mes arbres » ne m’appartiennent en rien, de
même ces derniers arbres ne sont en rien les derniers. Ils
reverdiront, comme leurs semblables, au prochain avril, et, avec eux,
jardins et forêts danseront de joie. Longtemps encore, ils rediront,
au rythme de la Terre et de ses saisons, vie, mort et renaissance. Et
d’autres pousseront sous lesquels se chicaneront les moineaux et
les pies, à l’ombre desquels marcheront les amoureux du jour. Ce
ne sont pas les derniers, et ce n’est pas la fin.
Nos
arbres.
Bergers
immobiles de la mouvante espèce humaine, phares haut dressés sur le
ressac des jours et des générations. […]
Pour
l’intégralité du texte, c’est par là...
Et pour voir le travail d'Anne, voici ses blogs : ici, pour l'aquarelle, et là pour les mots.dimanche 11 février 2018
Déclinaisons forestières (1)
Aux arbres
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! - vous m'avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.
La contemplation m'emplit le cœur d'amour.
Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l'œil dans l'herbe profonde,
L'étude d'un atome et l'étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s'élance,
Et je suis plein d'oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel! -
J'ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon cœur est encore tel que le fit ma mère!
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c'est dans votre ombre et dans votre mystère,
C'est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m'endormirai.
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! - vous m'avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.
La contemplation m'emplit le cœur d'amour.
Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l'œil dans l'herbe profonde,
L'étude d'un atome et l'étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s'élance,
Et je suis plein d'oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel! -
J'ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon cœur est encore tel que le fit ma mère!
Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c'est dans votre ombre et dans votre mystère,
C'est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m'endormirai.
Victor Hugo
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