mercredi 20 novembre 2013

La friche des Lentillères (2)

J'ai déjà commencé à parler dans un article de ce blog de cette friche des Lentillères, et sur ce qu'elle représentait pour moi. Volontairement lyrique dans ma description, j'en parle aujourd'hui de manière plus pragmatique afin de comprendre pourquoi ce lieu existe à Dijon.

Située au Sud-Est de Dijon dans le quartier des "Poussots", le long de la ligne SNCF, ces 6 hectares relictuels de la ceinture maraîchère de Dijon ont été délaissés par leurs derniers maraîchers il y a une dizaine d'année. Mais pour quelles raisons ont-ils déserté le lieu alors que des générations de maraîchers avant eux ont trimé dur pour obtenir la haute qualité agronomique que l'on reconnaît aujourd'hui à ces terres ?


Considérant cet espace comme zone de "déshérence", la mairie souhaite depuis une trentaine d'années le requalifier pour lui redonner son dynamisme économique et social, contribuant ainsi à l'attractivité de Dijon. Après un projet de gare TGV, c'est à présent un écoquartier que la municipalité souhaite faire pousser ici, comme si la quinzaine d'autres projets de ce type sur l'agglomération ne suffisait pas !

Prenant à la fois en compte les anciennes friches industrielles longeant le boulevard de Chicago, et les friches maraîchères, ce projet d'environ 20Ha prévoit de mettre en place 1500 logements et environ 20000m² de bureaux, surfaces commerciales, services, et autres joyeusetés de consommation.

 Plan de l'Ecocité "Jardin des Maraîchers"

Ce projet est vanté par la mairie comme un écoquartier "exemplaire", conçu à la manière d'une "cité jardin". L'écocité "Jardin des Maraîchers", puisque c'est son nom, est donc un merveilleux projet "dominé par la verdure", qui s'apprête juste à détruire les dernières zones agricoles de Dijon... n'y a t-il pas une hérésie dans tout ça ?
Et pour reprendre les termes de l'architecte Michelin : ils prendront soin de conserver "le génie du lieu"... Venez donc voir un peu sur place, vous les concepteurs au chaud dans vos bureaux parisiens, que ce "génie du lieu" se crée ici et maintenant par une VRAIE volonté des dijonnais !

PS : Cette expression a d'ailleurs donné le titre au petit journal de la friche.
Pour les consulter c'est par-là :
Le Génie du Lieu #1
Le Génie du Lieu #2
... et pour bientôt le troisième n° !



vendredi 15 novembre 2013

Le torchon dans tous ses états

C'est vrai que le sujet n'est pas très glamour en soi, mais Anne n'est jamais à court d'idées pour transformer ici un banal torchon en un exercice très formateur !




Travail sur les drapés pour réussir à donner volume et mouvement à ce bout de tissu, nous en avons également vu de toutes les couleurs en révisant les couleurs primaires et complémentaires...
Quelle joie de redécouvrir la beauté des pigments de nos palettes !



lundi 28 octobre 2013

La friche des Lentillères

J'ai découvert ce lieu en mars 2012 au cours d'une fête pour célébrer les 2 ans du Potager Collectif des Lentillères (en abrégé Pot'Col'Le).

J'ai tout de suite ressenti une énergie insolite transpirer de ce lieu, comme une force qui s'oppose à la morosité du train-train quotidien. Il est vrai que c'est assez déroutant au départ. Mais au fond de moi, quelque chose m'a inexorablement attirée vers cette initiative sans pareille mesure avec ce que j'avais pu vivre jusqu'ici dans la société.
A la compétitivité, individualisme grandissant, consommation de biens marchands, perte de savoir-faire traditionnels tels que l'autoproduction alimentaire, le bricolage, l'organisation collective,... s'affirmaient ici des valeurs de solidarité, partage, écoute, respect, anti-consumérisme par la réappropriation de compétences, autonomie et liberté d'action et d'expression.

Je sentais bien que mon implication dans ce jardin collectif ne se réduirait pas qu'à une histoire de jardinage, et qu'elle bouleverserait mes habitudes de pensée et d'action.


Ainsi, la friche des Lentillères c'est un espace en plein cœur de Dijon, ou on essaie de promouvoir un autre modèle de société, contre le système dominant qui nous écrase et nous aliène.
C'est un lieu qui laisse plus de place à l'humain et à la créativité,
Un lieu où on est libre de porter des projets qui nous tiennent à cœur, des plus ordinaires aux plus audacieux,
Un lieu où on peut jardiner, peindre, s'occuper des abeilles, se reposer, construire des cabanes et retaper des baraques, faire des chasses au trésor, profiter de la beauté de la nature, faire des barbecs, acheter ses légumes à prix libre, faire un poulailler, bricoler, préparer des bouffes collectives, participer à des débats de société, faire la fête, rigoler...... vivre quoi !

Ce que j'ai raconté ci-dessus de ce lieu précieux, je voudrai aussi l'exprimer par l'aquarelle, qui est tout aussi chère à mon cœur. Et c'est pourquoi je diffuse ici quelques planches qui trouveront peut-être leur place dans un carnet de voyage sur l'histoire de la friche des Lentillères... affaire à suivre !

 

Plus d'infos :
http://lentilleres.potager.org/
http://jardindesmaraichers.potager.org/

mardi 8 octobre 2013

Liseron aux mille noms


Le joli liseron,
A la fleur papillon,
A peine colorée,
Ou blanc immaculé
S'amourache et s'enlace
Dans un amour tenace,
S'aggripant aux vieux murs
En dentelle guipure,
Ou en élan sauvage
Tout le long des grillages.
Ses tiges volubiles
A la courbe gracile
Se balancent au vent
En doux déhanchements.
Sa corolle entonnoir
Rêve de recevoir
Le gros bourdon velu
Ou la guêpe ingénue
Et la timide abeille
Avec son sac à miel.

Le joli liseron,
Dans son gracieux jupon,
Garde l'âme des fées
Des buissons et des haies.
Lorsque tombe la nuit,
Elles sortent sans bruit
Du cœur et des corolles
En longues farandoles.
On peut les voir danser,
Rire et tourbillonner,
Toute grâce et douceur
Dans leurs feuilles fléchées
Savamment découpées.
Alors petit Liset,
Au sourire tristounet
Se ferme lentement,
Tout en se repliant,
Pleurant son infortune
A son amie la lune.

Mais au lever du jour,
Il sera "Belle de jour",
Pour le plus grand bonheur
Des amoureux des fleurs.

D'après A. Blaise

mercredi 18 septembre 2013

Humeur du jour

C'est vrai qu'en ce moment je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à la rédaction des articles de ce blog, alors j'ai mis un peu la première aquarelle qui me venait à l'esprit.



Pourquoi celle-ci me direz-vous ?
Et bien, il se trouve que dans mon entourage amical, deux petits veinards vont aller célébrer un mariage à la Réunion dans deux semaines... et cela me rend affreusement envieuse ! Moi aussi, j'aimerai bien prendre des vacances et aller me balader sur des plages de sable blanc, avec une mer turquoise !

Bon... je me réjouie quand même car ce weekend je pars pour un mariage moi aussi, mais en haute Ardèche, alors je pense que le temps ressemblera plutôt à ça, vu la météo du moment !



mercredi 4 septembre 2013

Saint-Donat, sa collégiale


Je vous présente un autre endroit qui compte beaucoup pour moi, et pour cause... c'est mon village d'enfance !


Ici, l'une des plus belles vues sur la collégiale qui donne du cachet à ce village de la Drôme des collines. Les plus anciennes pierres de cet imposant monument datent du XIe siècle !




Le Palais Delphinal (ancien prieuré de l'édifice) sert aujourd'hui de salle d'exposition temporaire. Le style architectural roman de ce lieu donne toute sa beauté à cette galerie d'art. Les artistes du Centre de Création Artistique y exposent avec d'autres professionnels leurs œuvres à la belle saison.


 Vue sur la collégiale au coucher du soleil

jeudi 29 août 2013

L'aquarelle ou comment saisir le monde tel qu'il est

Ce qui me plaît dans l'aquarelle, c'est sa simplicité.
Trois pinceaux, une palette et un carnet de feuilles suffisent pour avoir cette impression de retenir des instants vécus.

Ici, au détour d'une balade improvisée dans les rues de Veynes pendant mes 2h30 de changement de train...